20 mars : journée sans viande

Essayons de passer outre le fait que France Télévisions a remplacé hier un Envoyé Spécial « Peut-on vivre sans animaux ? » par un reportage sur la protection de Charlie Hebdo. Non pas que je ne soutienne pas Charlie, mais à un moment donné, on a vu et revu tout ça, et je ne vois pas en quoi un attentat causé par 2 barbus à tongs en Tunisie implique de continuer à entretenir la peur et le sentiment d’insécurité en France, passant une fois encore sous silence le meurtre de 60 milliards d’animaux par ans, pour votre consommation. C’est que la deuxième fois (le reportage devait initialement être diffusé le 8 janvier à 20h45), pour la même raison : une dizaine d’humains, c’est plus important que 60 milliards d’animaux. C’est triste.

Bref, tout ça pour enchaîner sur le fait qu’on est le 20 mars, et qu’en dehors de la journée du bonheur, du printemps, des grandes marées, de l’éclipse… Eh ben c’est aussi la journée sans viande ! La journée du bonheur des animaux, si on veut ! 😀

 

Élevage intensif. Souffrance animale. Gavage. Broyage de poussins. L’industrie de la viande n’a rien de reluisant, à dire vrai. Et vous, vous mangez ces cadavres d’êtres vivants, bien que transformés entre temps. cela ne doit pas faire oublier ce qu’ils étaient au départ, et que l’homme n’a pas le droit de vie ou de mort sur eux.

Pour nous autres végéta*iens, ce sera une journée globalement similaires aux autres, mais vous ? Relèverez-vous le défi de vous passer de produits animaux pendant 24h ? Allez, on oublie que vous avez pris un grand bol de lait ce matin, et on fait mieux ce midi/soir ! Rattrapez-vous sur le souper, au pire 😀

Source : Insolente Veggie
Source : Insolente Veggie

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5 réflexions sur “ 20 mars : journée sans viande ”

  • 20 mars 2015 à 11 h 46 min
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    Coucou,

    As-t-on des chiffres sur cet impact de « ne pas manger de viande » pendant une journée ?

    Aussi bien en perte financière pour les monsieurs tuant des animaux pour les vendre qu’au niveau de l’empreinte écologique / environnementale ?

    Est-ce que faire un effort chaque jour (en réduisant) n’est pas mieux que d’arrêter tout une journée pour mieux recommencer à s’empiffrer le lendemain ?

    Donc là encore, est-ce que le combat n’est pas « décalé » ? C’est simple d’arrêter une journée, c’est moins simple de « baisser la consommation » toute l’année.

    o/

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  • 26 mars 2015 à 12 h 56 min
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    Hello !

    Dommage que cela n’ai pas été diffusé plus largement, je n’étais pas au courant. Idem du côté de mes amis vege**, pas d’infos…

    Je suis totalement d’accord avec Bichouna. Mais je pense qu’instaurer une journée sans viande par-ci par-là permet de montrer aux gens que ce n’est pas la mort de s’en passer.

    Personnellement je tente de réduire petit à petit ma conso. Aujourd’hui, j’évite de manger de la viande le midi quand c’est possible. En plus c’est bon pour ma ligne. Mais quelques fois c’est juste pas possible (je refuse d’abandonner les bons plats comme le bœuf bourguignon, la carbonnade, la blanquette, etc.).

    Comme je l’avais déjà dit dans un autre article ici, je ne pense pas que l’arrêt de la consommation de viande soit la solution. Nous avons des centaines d’années de culture gastronomique derrière nous (surtout dans notre chère France), et des milliers d’années de consommation de viande (chasseur cueilleur depuis toujours). Je pense qu’il est utopique de penser qu’un jour tout le monde arrêtera de manger des plats à base de viande.

    Pour moi, le plus gros problème vient de la surconsommation. Je pense que c’est le point focal, l’origine des maltraitances faites aux animaux destinés à être mangés. De mon point de vue, l’équation est simple : moins de viande consommée = moins de demande = moins (ou plus du tout !) de production industrielle = plus (dans le sens « plusse » lol) de production locale respectueuse = moins (ou plus du tout !) de maltraitance.

    Tu dis que nous n’avons pas le droit de vie ou de mort sur les animaux. Je suis mitigé. Pour moi, nous sommes des animaux, et de ce fait effectivement je trouve que ce n’est pas normal de décider si tel ou tel animal doit mourir. Je pense que ce n’est pas un droit, et que c’est même barbare.
    D’un autre côté, il y a les lois basiques de la Nature : la loi du plus fort et la survie. Si on part du principe que nous sommes tous des animaux, pourquoi nous blâmer de tuer pour manger, et ne pas blâmer le renard de tuer pour manger ? Il n’a pas plus le droit que nous de décider si tel ou tel animal doit mourir.
    Mais cette règle ne s’applique plus quand il faut se nourrir et nourrir les siens : le fort tue le faible et assure sa survie. Heureusement pour nous, nous sommes assez évolués pour avoir instauré des règles qui évitent que mon voisin me bouffe pour économiser ses courses à Intermarché.
    On pourrait prendre l’exemple des ours, qui sont eux aussi des chasseurs cueilleurs : ils pourraient très bien ne pas se nourrir de viande et vivre de baies et d’eau fraîche. Mais ils s’autorisent souvent des extras et n’hésitent pas à dégommer leur futur repas. Doit-on pour autant les dénoncer, les blâmer ? Parce qu’ils sont moins évolués que nous, doit-on les pardonner ? Difficile de répondre.

    Ce qui est sûr, c’est qu’on n’en fait pas tout une affaire et qu’on dit souvent « c’est pas pareil que nous » pour une bonne raison : ils ne consomment pas sans en avoir besoin. Ce n’est pas de la surconsommation. Ils ne produisent donc pas des maltraitances envers leurs proies (enfin, sauf au moment de la tuer).

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  • 2 juin 2015 à 5 h 40 min
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    Bonjour à tous

    petite question pour connaitre le niveau de cohérence :

    A coté des 60 milliard de « meurtre » d’animaux; les 200 000 avortements par ans en France sont il des meurtres ? 🙂

    vous avez 4h 😛

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    • 11 juin 2015 à 14 h 09 min
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      L’avortement est un débat tout autre qui n’a pas sa place sous cet article.

      Et j’ajouterai que selon le Larousse:

      « Meurtre: n.m., Homicide volontaire »
      « Homicide: n.m. Qui sert à tuer ou qui manifeste la volonté de tuer »

      Manifestement il n’y a pas de différenciation d’espèce. Donc pas besoin de guillemet autour de meurtre d’animaux. 😉

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      • 11 juin 2015 à 14 h 21 min
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        Me semble quand même que la volonté première n’est pas de tuer. Tuer l’animal, c’est le pré requis à un dessein plus grand (l’argent, la bouffe, le profit), et non pas la cause première (mais je suis d’accord sur le fait que cause première ou non, ça reste abjecte).

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