[Tuto] Héberger son serveur XMPP + Jappix

Vous l’avez sûrement remarqué, concerné ou non : mon partenaire de toujours, Unixmail.fr, n’est plus. Panne de serveur, pas possible de remplacer la machine dans l’immédiat, bref : un des aléas de l’auto-hébergement. Toujours est-il que @Zilkos me fournissait un des services que j’utilise le plus au quotidien : un compte XMPP (ou Jabber ID, selon comment vous l’appelez). J’ai donc pris mon mulot à deux mains et me suis lancé dans l’installation d’un serveur XMPP de remplacement, en attendant que le phénix Unixmail renaisse de ses cendres. EDIT : c’est chose faite \o/

On va donc installer un serveur XMPP, pour permettre à nos utilisateurs de se connecter depuis n’importe quelle application (Empathy, Pidgin, tout ça), et installer Jappix, une interface web bien pratique quand votre employeur/fournisseur d’accès/autre bloque le port utilisé par XMPP.

On mange quoi, du coup ? Eh bien, je vais partir du principe que vous avez une Debian fraîchement installée, comme moi. Dans mon cas, c’est bien évidemment le Raspberry Pi qui va subir mes essais, il est là pour ça. Au menu, donc :

  • une Debian 7 « Wheezy » que vous avez installée avant de commencer ce tuto ;
  • Metronome, un serveur XMPP basé sur Prosody (bien plus connu), aussi performant en étant plus léger et surtout mieux adapté à Jappix (il a été développé en partie pour ça) :
  • Lighttpd, un serveur web plus léger qu’Apache2 mais bien assez performant pour ce que nous allons en faire. Il est plus léger qu’Apache, tout en possédant un grand nombre des fonctionnalités de son concurrent. Il va servira les pages de Jappix. On aura aussi besoin de PHP, dans une version au moins égale à la 5.3.5, pour des raisons de compatibilité avec Jappix. Pensons un peu au processeur et à la mémoire de notre Pi, c’est pas non plus un Xeon à 16 cœurs 😀 ;
  • Jappix, évidemment.

On va donc installer ça gentiment, configurer l’ensemble, et surtout, vous ne tomberez pas dans les mêmes pièges que moi, qui m’ont valu un peu d’agacement hier soir et pas mal de café ingurgité. C’est parti ? 😉

 

jappix1

 

Installation de Metronome

À l’instar de Prosody, Metronome n’ «aime pas » être lancé en tant que root et essaie par défaut d’utiliser le couple user:group suivant : metronome:metronome. Comme cette paire n’existe pas, créons-la : adduser --no-create-home --disabled-login --gecos 'Metronome' metronome.

Metronome a besoin de quelques dépendances que nous allons installer. Pour avoir les versions les plus récentes et performantes, on va ajouter le dépôt de Prosody (je rappelle qu’ils partagent la même base). Éditons notre sources.list, pourquoi pas avec nano /etc/apt/sources.list, et ajoutons la ligne suivante : deb http://packages.prosody.im/debian wheezy main. Ajoutons la clé de signature associée : wget http://prosody.im/files/prosody-debian-packages.key -O- | sudo apt-key add -.

On peut enfin installer les dépendances requises : apt-get update && apt-get install lua5.1 liblua5.1-dev liblua5.1-filesystem0 libidn11-dev libssl-dev lua-zlib lua-expat lua-event lua-bitop lua-socket lua-sec-prosody.

 

On passe à la compilation de Metronome. On va récupérer les sources, pour ça vous devez disposer de Git. Si ce n’est pas le cas, un apt-get install git devrait faire l’affaire. On clone les sources, en se plaçant dans /opt, le répertoire destiné à nos logiciels : cd /opt && git clone https://github.com/maranda/metronome.git metronome. On se place maintenant dans le répertoire cloné (cd metronome), et on compile : ./configure --ostype=debian && make clean && make && make install.

Normalement, pas de raison de rencontrer une erreur quelconque, ça va tout seul.

 

Une interface web est là pour vous faciliter la vie !
Une interface web est là pour vous faciliter la vie !

 

Il nous reste à créer le script de démarrage, afin que le serveur XMPP se lance avec la machine. Pour ça, on va récupérer celui fourni par l’équipe de développement de Jappix, qui fonctionne à merveille. On va se placer dans /tmp pour le téléchargement, puis on copiera le script dans le bon répertoire et avec les bons droits d’exécution. Donc :

  • cd /tmp && wget https://raw.githubusercontent.com/jappix/jappix-tools/master/metronome/configs/init.d_metronome nous permet de rapatrier le script ;
  • mv init.d_metronome /etc/init.d/metronome le renomme et déplace dans le dossier contenant les scripts ;
  • chmod +x /etc/init.d/metronome le rend exécutable (bah oui, sinon il se lance pas, ce serait ballot) ;
  • update-rc.d metronome defaults automatise le chargement du script au démarrage du système.

Facile, un peu, non ? Pour le moment 😉

Maintenant, il faut configurer Metronome. Et c’est là que ça se gâte : le fichier de conf fourni est pas terrible, mais long, du coup quand on ne connaît pas, c’est galère. Mais… magie : l’équipe de Jappix.com met le sien à disposition, et on est à peu près sûr qu’il fonctionne ! 😛

On va le récupérer et l’adapter : wget https://raw.githubusercontent.com/jappix/jappix-tools/master/metronome/configs/config_metronome.cfg.lua && mv config_metronome.cfg.lua /usr/local/etc/metronome/metronome.cfg.lua

Maintenant, il vous suffit de l’éditer, et de remplacer jappix.com par votre domaine. 🙂

 

 

Sécurisons un peu la chose

Je ne peux que vous conseiller d’utiliser des connexions sécurisées pour l’authentification et les échanges. Vous noterez donc qu’il est fait référence à un certificat dans le fichier de configuration qu’on a récupéré : il « suffit » de créer le nôtre et de l’appeler dans la configuration de Metronome.

Si vous avez votre propre certificat signé et tout, vous n’avez probablement pas besoin de ce paragraphe, mais si comme moi vous n’avez rien sous le coude à part une flemme monumentale d’aller demander à CACert ou StartSSL de signer un certificat pour vous, on va générer notre certificat auto-signé. Oui, ça va couiner dans le navigateur, mais bon : je ne vais pas ouvrir le serveur pour des centaines de personnes, c’est principalement pour mon propre usage et celui de mes amis. Si je leur dis qu’il faut accepter le certificat, ils le feront. :mrgreen:

Générons la chose. Personnellement j’ai mis les certificats dans le dossier de Metronome, mais libre à vous de faire comme vous le souhaitez : cd /usr/local/etc/metronome && openssl req -new -x509 -days 365 -nodes -out "metronome.crt" -newkey rsa:2048 -keyout "metronome.key". Répondez honnêtement aux questions, et faites attention à bien indiquer votre nom de domaine (ou sous-domaine) exact lorsqu’il vous est demandé (le FQDN).

Vous l’avez compris, on a généré un certificat SSL de type RSA, et de longueur 2048 bits, valable 1 an.

Adaptons les droits sur ces certificats, afin que Metronome puisse les lire : sudo chown -R metronome:metronome /usr/local/var/lib/metronome /usr/local/etc/metronome. OK, là j’ai fait ça comme un gros barbare, mais bon, ça fonctionne. Ah, explications : le premier répertoire, c’est celui où Metronome «range » ses données, dont les utilisateurs. S’il ne peut pas y écrire, il vous insultera à la moindre tentative de création d’un compte (et ça m’est arrivé — vous voyez, encore un piège évité !). Le second, c’est la configuration.

 

Vous avez tout configuré comme il faut ? Cool ! Lançons le serveur, maintenant : /etc/init.d/metronome start ne devrait pas retourner d’erreur. Essayons de créer un compte : metronomectl adduser demo@domaine.tld (adaptez à votre cas hein !). Entrez deux fois le mot de passe, et si tout est correctement configuré, ça devrait se faire sans souci !

 

Installation de Lighttpd

On passe maintenant à l’installation du serveur web. J’ai choisi Lighty, mais c’est tout à fait faisable avec Apache, ou NGinx (bien que je le connaisse moins). On a aussi besoin de PHP5, et tant qu’à faire, on va installer les librairies requises par Jappix, ça vous évitera de le faire quand il râlera qu’elles sont absentes.

Encore une fois, simple comme bonjour : apt-get install lighttpd php5-cgi php5-gd php5-curl. On va activer fastcgi et fastcgi-php pour que Lighty mange les scripts PHP comme il faut, puis recharger la configuration : lighty-enable-mod fastcgi && lighty-enable-mod fastcgi-php && service lighttpd force-reload.

Ben… c’est installé. :mrgreen:

 

Un ajustement à faire dans le fichier de configuration, cependant : activer le support du SSL (pour le fameux HTTPS). On édite donc : nano /etc/lighttpd/lighttpd.conf, et on ajoute à la fin le code suivant :

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$SERVER["socket"] == ":443" {
ssl.engine = "enable"
ssl.pemfile = "/etc/lighttpd/certs/lighttpd.pem"
}

On va bien évidemment générer ce certificat et lui donner les droits qui vont bien. On se place dans le répertoire: cd /etc/lighttpd && mkdir certs && cd certs, et puis on génère le certificat, comme tout à l’heure : openssl req -new -x509 -keyout lighttpd.pem -out lighttpd.pem -days 365 -nodes. Pour les droits : chmod 400 lighttpd.pem. On relance Lighty, pour tout prendre en compte : service lighttpd restart.

 

 

Installation de Jappix

Dernière étape, yeah ! 🙂

On récupère l’archive depuis le site officiel. Chez moi, ça couine sur le certificat, donc vous pouvez vous aussi forcer le téléchargement après avoir vérifié que vous ne récupérez pas n’importe quoi : cd /var/www && https://download.jappix.org/1.0.5/jappix-1.0.5-one.zip. On peut alors extraire le contenu : unzip jappix* && mv -R jappix/* . && rm -Rf jappix/ pour tout replacer à la racine du serveur web. Je garde l’archive  d’installation sous le coude, par habitude. On redonne les droits à l’utilisateur qui lance Lighty : chown -R www-data:www-data *.

 

Eh bien… il n’y a plus qu’à vous rendre sur la page d’installation de Jappix, et à tout remplir. Si vous avez correctement adapté le fichier de configuration de Metronome, il ne devrait pas y avoir de soucis. Je vous conseille de tout forcer en HTTPS. Dans mon cas, pas de pubs bien entendu, et plus important, je cache les ressources, mais sans compression : cela prend trop de temps pour mon petit Raspberry Pi, et PHP timeout avant la fin de la tâche, donc rien ne fonctionne. J’utilise donc le cache, c’est quasiment aussi rapide puisque ce sont des ressources statiques qui sont servies par Lighty, et qu’il est très performant pour ça.

Un des paramètres les plus importants, c’est l’URL du serveur BOSH. Vous pouvez la tester : si vous entrez dans votre navigateur l’adresse http://votredomaine.tld:5280/http-bind, vous devriez tomber sur une page qui vous informe que « It works! Now point your BOSH client to this URL to connect to the XMPP Server. ». Attention, vérifiez que dans le fichier de conf de Metronome, il n’y a pas que 127.0.0.1 qui est autorisé ! 🙂

 

Après ça, normalement, à vous les joies de la messagerie instantanée avec vos amis, sans flicage de la part de Google, Facebook et autres !

 

Conversations, un client XMPP pour Android
Conversations, un client XMPP pour Android

 

Conclusion

Je vais être honnête, comme à chaque fois : je me suis bien pris la tête à installer tout ça. Déjà parce que pensant faire simple, j’ai fait une première tentative avec Prosody, Apache2 et la compression HTTP activée, donc rien ne fonctionnait côté Jappix, alors que Prosody tournait bien pour les « vrais » clients. Réinstallation de Raspbian, et on recommence. Je ne parle pas des précédentes tentatives avec ejabberd.

J’espère que cette fois, c’est clair pour tout le monde, et que celles/ceux qui veulent se lancer trouveront ici l’aide, le soutien et le réconfort qu’ils cherchaient désespérément sur la toile.

N’hésitez pas à me corriger, ou à enrichir ce petit guide !

Et puis, si vous avez besoin d’un compte XMPP, n’hésitez pas, hein. Juste, c’est encore en tests, donc je ne garantis pas la disponibilité ! 😉

 

Liens utiles

Parce que ça peut toujours servir… ça a été le cas pour moi, toujours 😉

 

Bonus

Utiliser Jappix, c’est sûr que c’est bien et pratique, mais un client « lourd » à installer sur votre machine ou tablette/smartphone, c’est encore mieux !

  • Empathy, un client libre (GPL), partie du bureau GNOME, qui supporte XMPP ainsi que d’autres protocoles. Je l’utilise tous les jours 🙂
  • Pidgin, un client lui aussi libre (GPL), multi plate-formes (dont Mac OS et Windows) et multi protocoles.
  • Xabber, un client libre (GPLv3) pour Android. Lui aussi, je m’en sers tous les jours ! Disponible sur F-Droid.
  • Conversations, client libre (GPLv3) pour Android 4.0+. Supporte l’OTR et le chiffrement via OpenPGP. Je l’utilise de plus en plus, en remplacement de Xabber. Disponible sur F-Droid.

20 commentaires sur “[Tuto] Héberger son serveur XMPP + Jappix

  • 11 mai 2014 à 10 h 45 min
    Permalink

    Bien vu pour ce tuto, j’aurais aimé le trouver l’année dernière lorsque j’ai moi même voulu m’installer un serveur XMPP maison.

    A l’époque, j’ai commencé avec un serveur Prosody, il était très adapté pour la discussion entre « vrais clients » effectivement et son paramétrage initial est simple, mais il m’a posé problème au niveau du serveur Bosh et de la compatibilité avec MOVIM ou Jappix.
    J’ai fini par installer ejabberd qui finalement convient parfaitement à mes besoins. Mais je ne te cache pas que j’ai mis du temps à le configurer correctement !

    Côté serveur Web, je commence à mieux appréhender Apache2, donc l’installation de Jappix était plutôt une formalité.

    Côté client, j’utilise Xabber sur mon Android et Jappix depuis un PC.
    Merci également pour le lien vers « Conversations ». Je vais l’essayer de ce pas.

    Sinon, au niveau DNS, j’avais ajouté les enregistrements suivant à la zone DNS de mon registrar sur la base de divers tutos que j’ai parcourus. J’ai encore des doutes sur leur utilité et je vois que tu n’en parles pas. Tu en sais plus à ce sujet ?

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    _jabber._tcp 3600 IN SRV 5 0 5269 domain.tld.
    _xmpp-client._tcp 3600 IN SRV 5 0 5222 domain.tld.
    _xmpp-server._tcp 3600 IN SRV 5 0 5269 domain.tld

    Merci encore pour le tuto et bonne continuation !

    Réponse
    • 11 mai 2014 à 11 h 14 min
      Permalink

      Salut,

      Ces enregistrements DNS sont des enregistrements de type SRV (service).

      Pour le premier enregistrement par exemple, tu indiques que le service __jabber est disponible en _tcp avec un TTL de 3600 secondes. Cet enregistrement est de classe IN pour « Internet » et de type SRV. Les trois numéros suivants indiquent respectivement la priorité, le poids, puis le port auquel le service est disponible, et enfin le domaine à joindre.

      D’ailleurs il me semble que pour faire cela plus proprement il faudrait écrire quelque chose comme

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      _jabber._tcp.domain.tld. 3600 IN SRV 5 0 5269 serverjabber.domain.tld.

      🙂

      Réponse
      • 11 mai 2014 à 11 h 41 min
        Permalink

        Bonjour,

        Merci pour ta réponse. J’avais eu des soucis je crois pour entrer l’enregistrement tel que tu le préconises. Il faudrait que je replonge un peu dedans pour faire ça propre effectivement.
        Je comprend la construction d’un enregistrement DNS en fait, mais je n’arrive pas bien à comprendre à quoi ces 3 enregistrements servent exactement.

        Réponse
        • 11 mai 2014 à 12 h 09 min
          Permalink

          Moi aussi j’ai eu des soucis à dire vrai. Je l’avais fait (correctement), mais je ne sais pas pourquoi, le lendemain les enregistrements avaient disparu du manager OVH. Bref.
          Ces enregistrements servent à fournir à qui le demande l’adresse exacte du serveur à contacter pour un service donné. Par exemple, dans mon cas, le serveur à contacter n’est pas identique à celui du domaine. Et quand tu n’as pas l’info, c’est l’enregistrement SRV qui te le donne : basiquement, il « dit » que pour le service XMPP, il faut aller voir tel sous-domaine.
          Note que ces enregistrements sont facultatifs dans le sens où ils n’empêchent pas ton service de fonctionner ; c’est seulement plus « pratique ». Ce sont les enregistrements de type A qui sont requis 😉
          Plus d’infos sans doute du côté de la RFC 2782 qui décrit tout ça.

          Et je te confirme, j’ai un peu galéré (d’où cet article « bloc-notes »), et ce sera amené à évoluer, je crois que certaines choses sont perfectibles… Genre les salons 🙂

          Réponse
          • 11 mai 2014 à 12 h 33 min
            Permalink

            Ok, je comprend mieux l’utilité de ses enregistrements, et je comprend surtout mieux pourquoi avec ou sans, ça fonctionnait dans mes essais.
            Merci à vous deux pour les explications !
            Je vais me replonger un peu dans ma conf aussi, histoire de ne pas galérer trop à la prochaine panne de serveur !

  • 12 mai 2014 à 11 h 55 min
    Permalink

    Sympa cet article, il manque juste l’explication sur les DNS pour quelqu’un qui souhaiterait mettre en place diverse service XMPP basés sur de la discussion instantanées (Salon, annuaire , PubSub qui n’est pas encore normalisé, etc…) ce n’est, certes, pas la partie la plus simple à gérer, mais c’est vraiment passionnant.

    A noté que le protocole XMPP n’est pas encore entièrement bien défini. On y retrouve deux parties:

    – La « base » éprouvée par tous et nécessaire à un bon fonctionnement, base normalisée dans les RFC 6120, 6121, 6222, 3922 et 3923;
    – Les XEP, un genre de proposition de rajout d’une fonctionnalité à la base. Donc quelque chose de pas encore défini au sens IETF et donc, non obligatoire dans l’implémentation.

    Libre à chacun d’implémenter les XEP, ce qui fait qu’on se retrouve avec des différences de fonctionnalités à travers des clients ou serveurs.

    Aussi, Facebook utilise XMPP de manière interne et il est non inter-opérable avec d’autres serveurs (selon certains tests, vu que j’ai pas de compte FB).

    Il me semble aussi, selon des tests (d’il y a moins d’un an) que les « Hangouts » de Google ne sont pas interopérables avec d’autres serveurs XMPP (alors que Talk l’était).

    Et c’est là le grand dommage de ce protocole. Il est puissant mais trop de « concentrateur du web » le ferment et en tirent profit sans l’ouvrir aux autres acteurs (même minimes) de l’Internet. C’est la preuve même de l’hyper-centralisation du web mais aussi de l’efficacité d’un tel protocole…

    Certains pensent aussi que XMPP sera le remplaçant des protocoles mail vieillissants, surtout pour le protocole SMTP.

    En bref, XMPP est le protocole de l’avenir, et son évolution risque d’être particulièrement belle à voir.

    PS: Désolé pour la longueur, mais je n’ai plus de blog, donc je m’épanche comme que je peux en commentaire. Et c’est un sujet qui me botte !

    Réponse
  • 25 mai 2014 à 13 h 40 min
    Permalink

    Bonjour Maxime,
    je me suis posé une question en lisant votre article ma foi fort intéressant 🙂

    Vous parlez d’une Debian 7 et non de Raspbian. Est-ce une erreur de votre part, ou bien est-ce qu’il est effectivement possible d’utiliser directement Debian 7 sur un RPI, c’est un point assez nébuleux pour moi O_o

    En vous remerciant pour votre réponse,
    et en vous souhaitant une bonne continuation,
    Bien cordialement.

    Réponse
    • 28 mai 2014 à 9 h 46 min
      Permalink

      Bonjour,

      Debian gère effectivement le support de l’architecture ARM depuis la version 6, si ma mémoire est bonne.
      De l’autre côté, Raspbian est une distribution basée sur Debian, et optimisée pour l’architecture matérielle du Raspberry Pi. Donc en théorie, ça fonctionne mieux !

      Mais rien n’empêche d’y ajouter des dépôts tiers compatibles Debian (pour peu que des paquets compilés pour ARM soient disponibles), ou d’utiliser la Debian originale, effectivement.

      J’espère avoir correctement répondu à ta question, n’hésite pas si quelque chose n’est pas clair 🙂

      Réponse
  • 13 juin 2014 à 18 h 49 min
    Permalink

    Salut,

    Une petite question par rapport a jappix, j’ai essayer jappix avec openfire, mais je rencontre un soucis lorsque je veux me connecter dessus…

    Erreur Echec de l’authorisation.

    J’ai déjà eu ce soucis la il y a un an quand je l’ai mis en place, mais plus moyen de me souvenir comme j’avais régler ce soucis… Est-ce que tu aurais une idée sur cette erreur ?

    Réponse
  • 15 juin 2014 à 17 h 52 min
    Permalink

    Bonjour,
    pour ma part je voudrais savoir si Jappix est compatible avec d’autres fournisseurs de compte Jabber (genre Apinc dans mon cas)
    Merci pour le tuto en tout cas, ça pourra me servir quand je me serai décidé à acheter un Raspberry.. ^^

    Réponse
  • 2 juillet 2014 à 12 h 49 min
    Permalink

    Bonjour,

    Est-ce que par hasard tu connaîtrais un client XMPP qui gère bien les appels audio / vidéo ?

    J’ai essayé Jitsi, qui fonctionne très bien sur mon portable sous Mint, mais impossible d’avoir une image correcte de mon contact lui aussi avec Jitsi mais sous Windows 8 (tablette Asus Transformer T100).

    Réponse
    • 18 août 2014 à 10 h 22 min
      Permalink

      Oula, toutes mes excuses, je pensais t’avoir répondu… force m’est de constater que non 🙁

      La VoIP via XMPP, c’est Jingle le protocole de mémoire non ? Si oui, c’est du P2P, donc vérifie que ton uPnP est ok, que ton routeur bloque pas le P2P, tout ça tout ça.

      Après, pour les clients… Pidgin ne m’a jamais posé de soucis, Empathy non plus. Tu peux aussi regarder du côté de Coccinella, on m’en a dit du bien, m’enfin la dernière version stable date de 2010…

      Tiens-moi au courant 😉

      Réponse
  • 14 août 2014 à 16 h 29 min
    Permalink

    Bonjour,
    Merci pour ce tutoriel ,
    Je suis votre procédure mais arrivé à la vérification du serveur j’ai ce message d’erreur :

    404 Not Found

    Whatever you were looking for is not here. Keep looking.

    « mondomaine.fr »

    Donc je suppose qu’il y a un soucis avec BOSH :/

    Si vous pourriez m’aider 😉

    Réponse
    • 18 août 2014 à 11 h 05 min
      Permalink

      Salut,

      l’erreur 404, c’est au moment où tu vérifies que l’URL BOSH fonctionne ?
      Le problème peut venir de ta configuration BOSH oui, mais aussi du serveur web, une mauvaise réécriture d’URL, là comme ça c’est assez vague…

      Si tu as des détails, je suis preneur 😉

      Réponse
      • 20 août 2014 à 18 h 57 min
        Permalink

        Ok, ok
        du coup, j’ai supprimé ma machine virtuel donc je referais ta procédure ce week 😉 et voir si j’ai le même soucis.
        Merci pour ton implication 🙂

        Réponse
      • 27 août 2014 à 11 h 52 min
        Permalink

        Salut, après re avoir testé ton tuto, celà ne fonctionne toujours pas :/

        Il doit y avoir une étape où je dois louper un truc.

        Petit point sur
         » Un des paramètres les plus importants, c’est l’URL du serveur BOSH. Vous pouvez la tester : si vous entrez dans votre navigateur l’adresse http://votredomaine.tld:5280/http-bind, vous devriez tomber sur une page qui vous informe que « It works! Now point your BOSH client to this URL to connect to the XMPP Server. ». Attention, vérifiez que dans le fichier de conf de Metronome, il n’y a pas que 127.0.0.1 qui est autorisé »

        Quelle fichier à édité ?
        le fichier /usr/local/etc/metronome/metronome.cfg.lua
        dans quelle partie dois-je modifier l’autorisation ?
        ici ?
        — HTTP server
        http_ports = { 5280 }
        http_interfaces = { « 127.0.0.1 », « ::1 » }

        si oui je rentre mon ip public de l’hôte ? ou des personnes que vont se connecter ?

        –https_ports = { 5281 }
        –https_interfaces = { « 127.0.0.1 », « ::1 » }

        Ensuite j’ai testé https://mondomaine/jappix/ ça fonctionne ( je n’ai pas encore paramétré j’attends que le serveur BOSH soit ok )

        Désolé je suis débutant dans ce domaine 😉
        Et encore merci pour ce tuto !

        Réponse
        • 27 août 2014 à 12 h 27 min
          Permalink

          Salut,

          peux-tu essayer de commenter les lignes http_interfaces et https_interfaces ? En ajoutant deux tirets devant, comme sur plein d’autres lignes du fichier.
          Et après avoir relancé Metronome, regarde si ça passe mieux ou pas 😉

          J’attends des nouvelles !
          Et pas de soucis à être débutant, hein, c’est un article pour tout le monde, et moi-même je suis loin d’être expert, j’ai écrit le tuto en montant mon premier serveur XMPP, donc c’est probablement loin d’être parfait 🙂

          Réponse
  • 27 août 2014 à 13 h 30 min
    Permalink

    J’ai modifié le fichier /usr/local/etc/metronome/metronome.cfg.lua

    et bien ajouter les — comme demandé :

    –- HTTP server
    –http_ports = { 5280 }
    –http_interfaces = { « 127.0.0.1″, « ::1″ }

    –-https_ports = { 5281 }
    –-https_interfaces = { « 127.0.0.1″, « ::1″ }

    et relancé le serveur mais lorsque je vais sur l’adresse : http://mondomaine.fr:5280/http-bind ou en https

    j’ai ce message :
    404 Not Found

    Whatever you were looking for is not here. Keep looking.

    Unknown host: mondomaine.fr

    Il y a de l’évolution mais c’est pas encore ça 😉
    Pour info je suis sur un serveur dédié.

    autre question, j’ai avancé dans l’installation de jappix, le fichier php.ini se trouve ou? Sur la config de ton tuto, pour ma part j’allais dans /etc/php.ini mais là il n’est pas ici (car j’ai eu un message que les fichiers exporter sont limité à 1.9Mo )

    Réponse
    • 27 août 2014 à 13 h 45 min
      Permalink

      Non non, ne commente que les lignes http_interfaces et https_interfaces, surtout pas http_ports et https_ports ! 😉

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      -- HTTP server
      http_ports = { 5280 }
      --http_interfaces = { "127.0.0.1", "::1" }

      https_ports = { 5281 }
      --https_interfaces = { "127.0.0.1", "::1" }

      La conf de PHP, ça dépend. Du serveur web, surtout ! De mémoire il se trouve dans /etc/php5/php.ini pour une installation « normale », et dans /etc/php5/cgi/php.ini si tu utilises FastCGI.

      Réponse
  • 27 août 2014 à 14 h 33 min
    Permalink

    Erf j’avais mal interpréter le commentaire :/

    Sinon j’ai toujours le même message ( après redémarrage du serveur )
    Je sèche …

    Réponse

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