NuitDebout, féminisme, experts… Pourquoi j’ai fermé mon compte Twitter

14 février 2010. C’est le jour où j’ai tweeté la première fois. Je m’en souviens un peu : j’étais étudiant, et ce tweet marquait le début de mes vacances du moment. Je voulais profiter du temps libre des vacances pour me familiariser avec ce nouvel outil que je trouvais génial : Twitter.

Presque 7 ans et un peu plus de 15 600 tweets plus tard, j’ai pris la décision abrupte de clôturer ce compte. Retour sur une dernière année twitteresque particulière.

 

Sincèrement, Twitter est un réseau génial. Il m’a permis d’échanger avec des gens calés dans leur domaine, d’apprendre de ces échanges, de progresser. J’ai réussi au fil du temps à me constituer une « bulle » au sein de laquelle cohabitaient virtuellement et sans le savoir quelques centaines de comptes liés à des thématiques qui m’intéressaient particulièrement : Linux, Android, CyanogenMod, infosec, informatique et libertés, logiciels libres, environnement, énergie… et j’en passe. Je disposais ainsi d’un fil d’actualité vivant, dédié à mes centres d’intérêt et passions.

 

Dernièrement, tout ça a changé.

 

Du moins, pas ma liste d’abonnés. Mais les contenus échangés.

 

 

De la BFMisation de ma timeline

Est-ce un reflet de la société qui aurait évolué ? Un biais introduit par le « prisme » que représentent nos écrans, claviers et autres ordiphones ? Impossible de l’affirmer, mais le résultat est là.

 

Pour la faire courte : les informaticiens sont devenus féministes, les végétariens se sont mués en trolls agressifs, et les défenseurs du Logiciel Libre ont subitement revendiqué des positions politiques très affirmées, comme s’ils détenaient une connaissance exhaustive du système français, voire venaient de décrocher en masse un doctorat en géopolitique mondiale. J’en oublie presque les arriérés de la Manif pour tous, et les « nouveaux journalistes » qui me font tant halluciner.

Plusieurs soucis se posent dès lors :

  • je ne me suis pas abonné à ces personnes pour ça. À part parasiter ma timeline avec des sujets dont je me contrefous (au minimum), l’utilité m’était nulle
  • 140 caractères pour débattre d’un quelconque sujet, c’est peu. Du coup, les tweets se font brefs, concis, et l’agressivité/l’insulte vient plus rapidement
  • si je me désabonne de ces personnes pourtant intéressantes sur un sujet donné, je perds de l’information de qualité
  • si je ne me désabonne pas, je vais passer moitié de ma journée à m’agacer sur des sujets pour lesquels mes abonnés et moi sommes visiblement en désaccord, ou du moins continuer à me sentir oppressé par l’omniprésence de sujets dont je n’ai clairement rien à carrer

 

Exemple pratique : #NuitDebout. Au-delà de mon avis sur le sujet, qui n’a rien à voir au final avec l’objet de cet article, c’est l’attitude de mes abonnés qui pose souci. Je me suis retrouvé du jour au lendemain avec 95% de tweets montrant au choix : un tas de monde dans les rues de Paris, des CRS comme s’ils étaient une armée de stormtroopers mal lunés, des casseurs, des insultes destinées à nos élus, et un tas de guignols en tailleur place de la République appelant à ne plus dormir. Des grévistes à la pelle. Moitié des cheminots parisiens sur les voies que j’emprunte quotidiennement, lesquels cheminots n’ont évidemment pas été incommodés par le trafic, qu’ils paralysaient par la même occasion.

J’ai essayé de discuter à maintes reprises, de faire entendre mon point de vue, en particulier sur le fait que les grèves avaient pour seul effet d’emmerder les gens qui, par choix ou par nécessité, devaient se rendre au travail. Dans mon cas, c’était 1h45 de train « quand tout va bien », assortie d’environ 30min de métro/RER. Je ne compte plus les fois où je suis arrivé en retard le matin parce que j’ai dû prendre non pas le train suivant mais celui de 2h30 après, je ne compte plus les jours où j’ai dû faire du « télétravail » faute de train, je ne compte plus les voyages de retour dans un train blindé par l’équivalent de 3 trains Intercité normaux, debout sur une plate-forme ou assis dans un porte-bagage, le tout par 45°C parce que ne pas allumer la clim’ fait aussi partie du mouvement de grève. Ça met clairement de mauvais poil, alors voir une bande de grands gamins affirmer que la solution réside dans la « (g)rève général(e) », pardon, mais ça méritait clairement une paire de claques. D’ailleurs ça a fini par arriver, un jour pas fait comme un autre, quand un abruti en gilet jaune CGT m’a expliqué que non, pour le bien de la population, je ne pourrai pas accéder à la station de RER que j’espérais naïvement emprunter, parce que si j’allais travailler on ne les écouterait pas. Ce monsieur n’avait visiblement pas plus lu le texte de loi que les autres syndiqués présents, idem pour les lycéens. Ils répétaient ce qu’ils entendaient, sans autre forme de réflexion. Il a donc fallu que je lui remette les idées en place sous l’œil amusé des 3-4 CRS présents derrière les tourniquets, simplement pour pouvoir rejoindre Paris Est en croisant les doigts pour qu’un conducteur de locomotive et un contrôleur aient eu la bonne idée de se pointer en même temps pour le même train.

Je m’égare. Le truc, c’est qu’aux soucis du quotidien que je décris s’ajoutaient à ce moment-là une omniprésence de ces « nuitdeboutistes » sur Twitter, dans les médias classiques, à la télévision… Et c’est parti en « convergence des luttes », les anti NDDL s’en sont mêlés, le gouvernement et les forces de l’ordre n’étaient plus bon à rien, bref : sur Twitter comme dans la rue, ces partisans de la leur liberté avaient répandu une haine qu’on avait pas vue depuis longtemps.

 

 

Nouveauté : ces manifestations contre la #LoiTravail étaient couverts par une nouvelle forme de journalisme. Deux, en fait. La première, c’est évidemment le fait que tout le monde dégainait son smartphone pour filmer le moindre CRS qui passait onduler de l’orteil. Ces images ont inondé les réseaux sociaux. La deuxième, c’est l’émergence de pseudo-journalistes à l’éthique douteuse, dont personne n’avait entendu parler sauf de rares initiés. On parle ici du journalisme qui arrive couvrir un événement avec un parti pris clairement revendiqué, du journalisme expert de la garde à vue, du journalisme assez stupide pour poster une photo du talkie-walkie qu’il a volé à un CRS sur Instagram, du journalisme qui s’étonne qu’on lui refuse l’accès à une zone sensible et qui, malgré ce refus, part du principe que pour « faire son travail » il va braver cet interdit, puis s’étonner derechef quand il finit sur le banc des accusés, et reste capable de contester la décision de justice derrière. « Rires. »

 

J’ai donc fini par me mettre des œillères virtuelles : demander à Twitter de masquer tous les tweets contenant un ensemble de mots-clés ou de hashtags liés à cette actualité. Le répit fut de courte durée, cela dit.

 

L’auto-censure, signal d’alerte tardif

On ne peut pas être d’accord avec tout le monde, c’est une réalité à laquelle on ne peut se soustraire. Il m’est arrivé de tweeter sur des sujets « tendance », pour échanger des avis sur tel ou tel aspect, ou simplement en réaction à une actualité.

Eh bien, ce n’est pas si simple. Que ce soit par un hashtag, par un retweet « malencontreux »… toute prise de position sur Twitter arrive à quelqu’un que tu ne connais pas, qui se définit généralement comme « activiste » et/ou « expert » dans un domaine précis : vegan, féministe, communiste, trans, peu importe au final. Et les réactions sont décevantes. On est tout de suite dans l’agressivité, dans le mépris, dans le RT assorti d’un commentaire cinglant, voire dans l’insulte. Quand on essaie de parler posément avec les gens, qu’on soit en désaccord ou non, la violence, c’est pas une solution. Preuve encore hier, quand mentionnant un aspect de la loi « Informatique et Libertés » modifié par le futur RGPD, j’ai eu dans la minute un RT avec un « Quand tu sèches tes cours de droit », et une réaction à ce RT concernant le fait que Troyes (ma ville d’origine) serait l’explication à ma supposée bêtise. Clair que venant de 2 « community managers », ça se pose là dans le genre « absence totale de crédibilité ». M’enfin voilà, le parisien hype connecté se sent toujours tellement supérieur à la « province » que je finirais presque par lancer un hashtag.

 

On entre alors dans un univers malsain, extrêmement manichéen, où tout individu qui se définit comme partie d’un mouvement incarne la perfection automatiquement, et attend du reste de la population de Twitter d’en faire de même. Tout ce qui est différent ou « pas assez bien » est de fait méprisable. Mais ce mépris, on ne le garde pas pour soi, en ignorant simplement la personne. On l’exprime. Haut et fort. De façon virulente. De préférence en agressant directement la personne, et si on fait un complexe d’infériorité, en partageant le tweet incriminé à sa propre timeline, avec un commentaire qui précise combien la cible est en dessous de tout.

Le truc, c’est que « IRL », on peut se barrer, on peut ne pas écouter, on peut finir par lâcher un « non mais là franchement, ferme-la, tu vas m’agacer ». Et comme on discute généralement avec des gens qu’on connaît un peu, avec un minimum de respect mutuel, ça s’arrête là.
Mais sur les réseaux sociaux, il en va autrement, en particulier parce que les personnes avec qui ce genre d’échange a lieu vous sont parfaitement inconnues. Si vous demandez à ce qu’elle arrête, vous aurez juste droit à un « tu n’as plus d’argument ? », « j’t’ai mis en PLS », et j’en passe.

 

La solution ? Après le masquage de mots-clé, l’auto-censure. Choisir soi-même de ne pas s’exprimer sur certains sujets, pour éviter les agressions. Parce que ces échanges houleux laissent des traces, et qu’en plus, ça peut rapidement nuire à une réputation.

 

Une citation de Umberto Eco résume extrêmement bien la situation :

Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel.

Et ils l’utilisent, ça, c’est certain. Des « imbéciles » donc qui en cherchant l’équilibre dans un contexte qui leur paraissait favoriser une partie de la population plutôt qu’une autre, selon un critère choisi, ont fini par basculer dans un déséquilibre inversé.

 

Le féminisme, exemple d’une cause noble qui tourne mal

J’aurais pu choisir une toute autre cause hein, des logiciels libres (un libriste sur Github ?!) aux véganes enragés (végétarien c’est pas assez et la bouffe industrielle végane c’est pour les faibles) en passant par les ZADistes (on a voulu un référendum qu’on a eu mais le résultat nous plait pas alors blc). Seulement, ce sujet me touche un peu plus parce que plus présent en ce moment et déchaînant bien plus les passions.

 

Le féminisme, donc. Pour moi (et pour ma compagne, féministe endurcie depuis des années), il vise à défendre l’égalité homme-femme. C’est vrai : pas de raison valable pour expliquer les écarts de salaires, pas de raison de penser la femme inférieure à l’homme, etc. En ce sens, je suis féministe.
Mais le féminisme sur Twitter, c’est pas la même chose. Là, on veut au minimum sortir d’une « société patriarcale », du « cyberharcèlement », du harcèlement IRL… mais en mode « exagération ». Tapez pas tout de suite, j’explicite un peu.

Le harcèlement d’une femme, en 2017, c’est simplement lui adresser la parole. Vous dites « Bonjour » à une demoiselle, vous lui imposez donc votre parole, et pas par politesse ni gentillesse hein, uniquement parce que vous êtes un « bitard » qui cherche un rapport sexuel, vu que vous voyez la femme comme un objet. Et moi, je n’exagère pas. Cherchez sur Twiter, sur FB. Et dans mon cas, cela m’est même arrivé dans le métro : je me suis levé pour laisser mon strapontin à une femme enceinte. Que n’avais-je fait là ? J’ai passé les 10 minutes suivantes à regretter ma galanterie, gentillesse, appelez-ça comme vous voulez. Instantanément, je me suis retrouvé rangé dans la catégorie des « mâles blancs cis hétéros transphobes grossophobes », j’étais moins que rien, je ne pensais qu’avec mes organes génitaux, je lui laissais ma place parce que j’avais envie d’elle… J’ai plus ou moins oublié la suite, mais je vous assure que je suis resté sans voix devant un déferlement de haine aussi soudain. Pour une place sur un strapontin, hein.

Madame, si tu tombes sur cet article et que tu te reconnais, explique-moi ce que j’avais fait pour mériter ta ire, que je puisse dorénavant dormir en paix. J’espère que depuis ce jour, tu as repris tes cachets et surmonté tes soucis hormonaux. Ou que des neurones sont apparus, c’est selon.

Bon. L’attitude de certains hommes pose problème, on est d’accord. Mais paye ta généralisation moisie :

  • la langue est sexiste. « Le masculin l’emporte », et les mots ont un genre. Que fait Bernard Pivot.
  • une phrase écrite est soumise à des règles d’accord en genre et en nombre. EN GENRE. Idée : si on rendait tout texte illisible en développant un concept qu’on appellera « écriture inclusive » ? En mettant des signes de ponctuation absents du clavier standard ?
  • l’histoire est sexiste, j’en veux pour preuve le nouveau cheval de bataille de l’activiste féministe moyen : et si on appliquait la déchéance de nationalité à Jean de la Fontaine, puisqu’il « apprivoise » les femmes comme des animaux, d’après le dictionnaire Le Robert qui a eu le malheur de penser que l’histoire de la langue valait la peine d’être explicité ?
  • une bande de guignols du forum JeuxVideo.com qui trollent H24 sur tous les sujets, c’est un motif pour faire fermer un forum complet. OK certains messages n’ont pas leur place sur le forum, mais dans ce cas vous le signalez aux modérateurs, au pire à PHAROS. Pour le reste, j’y reviens plus bas.
  • les poches. LES POCHES, quoi. Partir du principe qu’un pantalon féminin a moins de poches parce qu’elles ont un sac à main, c’est un coup à finir dans le couloir de la mort. Aux fabricants de vêtements : mettez des poches sur les robes et les slims, comme ça on aura la paix. Elles seront trop petites, elles pourront pas y glisser un iPhone 7 Plus avec coque Hello Kitty dessus parce que le slim T.36 avec une poche, vous y glissez pas un ticket de métro, donc ça ira pas, mais montrez qu’on les entend, quoi.

 

Le truc, aussi bête que vous paraisse la liste non exhaustive qui précède, c’est que du coup l’image renvoyée du féminisme est à chier. Alors que le féminisme, le vrai, c’est pas ça, et ça mérite d’être soutenu. Une partie des activistes revendiquées nuit gravement à la cause, parce qu’à cause de cette minorité, tout ce qui cause « féminisme » commence à déclencher une sirène « BULLSHIT » alors que ça ne devrait pas…

Encore une fois, le féminisme est ici uniquement un support pour véhiculer mon message. Vous pouvez (devez) transposer ça à tout le reste, y compris le fait assez récent que tout français est devenu subitement expert en politique, en droit, en informatique (coucou les abruti.e.s qui m’ont bloqué ce week-end parce que j’expliquais des points de droit ou technique sur #HelloJVC)

 

Des problèmes ? Twitter a la solution.

C’est bien connu, ensemble, on est plus fort face à l’adversité. Vous avez été harcelé.e, vous vous sentez oppressé.e, vous ragez après un truc… Et voulez le soutien d’une communauté Twitter. En fait, c’est ultra simple.

  1. lancez un hashtag. C’est le minimum à faire pour passer de « spectateur » à « acteur », et ça fera réellement bouger le monde entier. C’est connu, la pression des tweets en masse fait reculer les dictateurs, les états, déplace les montagnes et change la Villageoise en grand cru.
  2. ameutez la presse. Généralement, c’est LundiMatin, le nouvel ordre mondial, Taranis news, français de souche et madmoizelle, éventuellement BFM/LCI pour un soutien national. Une vraie bonne pub.
  3. lancez une pétition sur Change.org, histoire de ficher vos signataires et de permettre à l’organisme de constituer des listes thématiques à vendre. Adressez votre pétition à 2-3 ministres, faut que ça soit visible. Là aussi, qui ne reculerait pas devant une pétition de 250 000 signatures électroniques dont la moitié est falsifiée ?
  4. Ouvrez une cagnotte Leetchi ou LePotCommun. Vous pourrez indemniser le tas de grévistes qui vous ont suivi, faire soigner la patte de votre chat (et partir en vacances avec le reliquat, bien sûr), acheter des fûts de bière pour tenir la nuit sans dormir à blablater assis sur une place de grande ville, bref, la liste est longue, il suffit d’aller sur ces sites pour s’en convaincre.
  5. achievment unlocked, vous êtes maintenant au Panthéon de Twitter. Vous pesez dans le game, <insérez une cause> RPZ, le reste du monde c’est de l’eau. On se croirait dans « a scause for applause » et ça me file la gerbe.

 

Du coup, j’en arrive à me demander si la société a réellement évolué dans son ensemble vers un modèle où règnent la violence, le jugement hâtif et une forte capacité à être imbu de sa personne, si je suis moi-même devenu imperméable au radicalisme militant (prenez d’ailleurs le temps de lire cet excellent papier de Benjamin Bayart sur l’amilitansitme), où si (je l’espère) une minorité décérébrée fait plus de remue-ménage que le commun des mortels, plus modéré et posé, qui finit par remplacer petit à petit le popcorn des débats par un profond dégoût de ce qui m’est imposé au travers d’autres.

D’où cet article, et la suspension de mon compte dès… maintenant.

 

On en vient à ne plus lire ce qui défile sur nos TL, à ne plus répondre de peur de s’exposer à des agressions écrites, à supprimer des tweets qui créent un début de « polémique » (ça reste du Twitter hein) pour éviter le feu de paille virtuel. On en vient à détester les militants, en partant du principe (erroné) qu’ils sont aussi intégristes que ceux à qui on a eu affaire précédemment, or ce n’est heureusement pas toujours le cas. Ces « intégristes », je ne sais pas s’ils se multiplient, si l’accès aux réseaux sociaux de personnes peut-être plus influençables que d’autres fait qu’ils parlent là où on ne les entendait pas auparavant, en allant très loin dans leurs idées, ou si ces militants s’emmerdent tellement au quotidien que se lancer à 800% dans une cause, dépassant largement les revendications des associations reconnues et considérant leur problème souvent secondaire comme la priorité numéro 1 que l’ONU devrait traiter. J’attends donc que les Nations Unies retoquent le Robert avec une impatience non dissimulée.

Voyons le côté positif : plus de Twitter, c’est moins de données personnelles qui s’envolent, plus de temps pour faire autre chose, moins de tweets anxiogènes, moins d’agacement au quotidien, éberlué devant tant d’inepties. Je vais ptêt même pouvoir retrouver du temps pour alimenter ce blog, qui sait ? 😛

 

 

Merci à toutes et tous ceux avec qui j’ai partagé ces 7 ans, ceux qui m’ont apporté de la connaissance, tout ça a bien plus de valeur malgré tout que quelques rageux. Dommage que certains aient la double casquette, ou partagent ce type de contenu. J’en ai marre de passer ma vie à adapter mes filtres, je pense que vous comprendrez <3

13 commentaires sur “NuitDebout, féminisme, experts… Pourquoi j’ai fermé mon compte Twitter

  • 9 janvier 2017 à 17 h 05 min
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    Excellent billet !
    Je pensais en effet à celui de Bayart en lisant ton billet, et tu finis par le mentionner.
    Voilà, ben pas grand chose à dire de plus, beaucoup de réflexion et de recul dans ce billet, ainsi que beaucoup d’humour malgré le ras le bol ressenti, du coup, hâte d’en lire d’autres sur ce blog à défaut de quelques caractères sur twitter !
    Bonne continuation !
    François

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    • 9 janvier 2017 à 17 h 10 min
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      Merci François 😉

      Je devrais reprendre un rythme de publications « normal » si tout va bien, et pourquoi pas être plus présent sur les mailing lists de Unixmail ! Du coup, tu devrais pouvoir me lire si l’envie t’en prend 🙂

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  • 9 janvier 2017 à 18 h 44 min
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    J’ai quitté D* à cause de ce genre d’énergumènes. Néanmoins, juste deux remarques pour nuancer ton propos (plus sur la forme que le fond).

    – oui la grève, ça fait chier, mais c’est le but : c’est pas en demandant avec des papillons dans les yeux qu’on va filer ce qu’on veut vous demander. Après, il faut l’utiliser comme ultimatum, pas à tout bout de champs (c’est comme la bombe atomique !) ;
    – je suis le premier à critiquer nuit debout, et le côté n’importe quoi que ça a donné. Mais ça eu un avantage, ça fait réfléchir une partie de la population qui n’était pas politisé, et qui a un peu réfléchi que le politique, c’est pas seulement des gens en costard à la TV. Et ça donné un espace d’expression post-attentat et état d’urgence, une forme de thérapie de groupe en somme. Une petite récré ;
    – je suis pas chaud de dire qu’une élite à droit d’ouvrir sa gueule et les autres se taisent. Par contre, on a le droit de dire que ce qu’ils disent c’est de la merde et qu‘il faut prendre la porte (cf un XKCD sur la liberté d’expression). Nombre de personnes à la TV débite les mêmes conneries que des gens sur Internet ;
    – « Généralement, c’est LundiMatin, le nouvel ordre mondial, Taranis news, français de souche et madmoizelle, éventuellement BFM/LCI » beau mélange des genres entre des sites d’extrême-droite bien réac (NOM, FdS, BFM), des je ne sais quoi (j’ai pas réussi à caser le site madmoizelle, peut-être dans les sites tabloid style buzzquelquechose). Et des trucs militants de gauche : Taranis, connait que de nom. Par contre, Lundi Matin, il arrive de lire des trucs intéressants. Bon c’est rare mais c’est pas du copier/coller comme FdS par exemple. Il y a un effort éditorial, même si on est pas d’accord avec eux.

    Sinon je suis globalement d’accord avec toi sur le côté extrémistes de pseudo-militants qui font plus de mal à leur cause qu’autre chose.

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    • 10 janvier 2017 à 11 h 54 min
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      On nous ment, y’a 4 remarques au lieu de 2 😉

      1*/ Je sais bien que la grève fait chier et que c’est le but. C’est ce qui rend ça tellement foireux : ça fait chier ceux qui n’y prennent pas part. C’est leur imposer votre problème, rendre leur quotidien encore un peu plus difficile, et souvent, les monter contre vous (alors que le but rechercher, c’est un mouvement plus large/suivi, non ?).
      Mais de là à paralyser un pays pendant des mois, avec des exactions violentes, des particuliers en rade de carburant, des travailleurs qui perdent tout ou partie de leur salaire à cause de vous (y’en a eu plusieurs dans mon train quotidien)… Non. C’est pas tolérable, y’a d’autres moyens de pression je pense, et des gens aussi éclairés que les syndicats sont sûrement plus au fait que moi. Sûr que c’est moins médiatique. Un syndicat c’est avant tout politique, maintenant…

      2*/ Concernant la partie apolitique de la population, je sais pas si la réflexion occasionnée est une bonne chose. Une partie de cette population a rejetéNuitDebout en bloc et s’est orientée vers la droite voire l’extrême droite, et c’est dommage. Quant à la « thérapie de groupe », d’une c’est pas la vocation de la politique à mon sens, et de deux ça ne règle aucun problème : des œillères avec un motif d’utopie sur la face interne. Clair que le retour à la réalité a dû être difficile, et l’amer constat d’avoir totalement échoué dans cette « révolution permanente » enfoncer encore un peu le clou. On a même vu les mêmes travers de la société apparaître dans ce microcosme debout : harcèlement, sexisme, agressions sexuelles, etc. Comme quoi…

      3*/ Effectivement, des abrutis passent à la TV tous les jours aussi (mais eux restent généralement courtois, au moins) 😉 mais si tout le monde a le droit à la parole, il n’en reste pas moins un ressenti que la tendance, les proportions… changent, pour ce qui est du « temps de parole » du citoyen sur les réseaux sociaux. Je trouve ces propos dérangeants plus présents, beaucoup plus qu’il y a mettons 2 ans.

      4*/ je connais ces « médias » de nom/réputation, j’avoue que la simple page de titre m’a suffi à décider de ne pas y remettre le curseur. J’ai vu plus souvent des titres de Lundi.am et Taranis de par la « tendance politique » de ma TL, ceci dit. Je peux assez mal juger les écarts d’efforts éditoriaux avec FdS et NOM que je ne lis pas, j’ai même cru à de mauvaises blagues au début. Mais je mets tout ça dans le même sac, sur des sujets politiques à forte tendance trollesque, c’est clairement pas neutre (logique me direz-vous) mais cette orientation est souvent assimilable à une tentative d’influencer les gens peut-être trop peu/mal renseignés. Ils prêchent pour leur paroisse, en somme, c’est pas un mal mais quand on se qualifie de presse on devrait pour moi respecter un minimum de neutralité/éthique. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas un travail derrière !

      Mais oui tout ça pour dire que certains militants, pensant sans doute bien faire, s’attirent finalement les foudres d’une partie de la population, et c’est dommage 🙂

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      • 11 janvier 2017 à 18 h 24 min
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        1/ Certes. Mais bon, avec le 49.3 et la « violence verbale » des politiciens, ça ne pouvait que dégénérer, y’avait pas de dialogue, contrairement ce qui se fait avec les pays scandinaves (Valls qui dit qu’il passerait en force la loi avant qu’elle soit débattu au parlement…). Bref, la grève est symptomatique d’un pourrissement de tout dialogue.

        2/ Mouais, résumer ND à un discours d’ultra-gauche (révolution permanente et tutti frutti), c’est vachement réducteur. J’ai plus l’impression que c’était une foire géante (genre la fête de l’huma), et les gens venait surtout pour discuter. Je pense pas que ça a échoué, je vois les mobilisations autour de Mélenchon, ça recompose une partie de la gauche (ça la radicalise, mais la droite aussi se radicalise. Bref, tout le monde se radicalise).

        3/ J’ai plus ce problème : je lis plus les réseaux sociaux. C’est radical, mais bon, je perd déjà assez de temps IRL avec ce genre de gens, je vais finir par être ermite ;

        4/ aucun journal n’est neutre, ni Libé, ni le Figaro, ni le monde, même pas Médiapart. Si tu les lis, tu sais d’avance que l’objectivité n’existe pas. Sans compter l’influence de Russia Today et autres propagandes russes, dont on me vante les mérites IRL :/ Je prends Lundi.am pour ce qu’il est : un journal reflétant une forme de pensée dont adhère une partie de la population. Je lis bien Challenges de temps en temps pour voir ce que pense les libéraux… Ce qui compte, c’est confronter les points de vue, car la neutralité n’existe pas, et avec l’ère de post-vérité (trump, brexit…), ce genre de papiers risquent d’être légion.

        4/

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  • 10 janvier 2017 à 9 h 50 min
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    Tout est dit.

    Excellent article sur tous les bien-pensants qui t’imposent leurs visions des choses et qui excluent de fait, toute forme de vision dissidente à leurs yeux (et donc par la même, tout forme de dialogue et de débat).

    J’éviterai de marcher dedans (à l’inverse de la personne du dessus) mais les propos tenus, bien qu’imagés comme je les aime, sont cohérents, vrais et en y réfléchissant, pas tant exagérés que ça.

    La perpétuelle indignation/revendication sur tout et rien est franchement agaçante, tout comme les pseudos marques d’attention lors d’événements graves (#JeSuisMesCouilles / #PrayForMonChat / #MesBoulesDebout et consorts) et dont tout le monde se contrefout 3 jours plus tard.

    Venir se faire empapaouter par un bien-pensant inconnu pourquoi pas, après tout ça peut amener un débat et à apprendre des choses. Mais s’en prendre plein la tête, avec véhémence, méchanceté gratuite puis se faire « bloquer » par la suite, le tout en 10 minutes ça en dit long sur le niveau intellectuel de la personne et la capacité à débattre dans le respect…

    Comme tu le sais, je souhaite également fermer mon compte depuis quelques temps (on en a parlé, mi-décembre je crois). C’est agaçant, énervant et chronophage la plupart du temps principalement à cause de ces gens-là qui deviennent légion (me semble qu’avant ils étaient moins présents).

    Concernant « l’auto-censure », elle prend de l’ampleur. Là par exemple j’ai envie de répondre à certaines phrases dites ici (en commentaire j’entends), sauf que j’ai vraiment la flemme de devoir justifier une nième fois toujours les mêmes choses pour aboutir à un débat stérile au mieux, une prise de bec au pire.

    Au final, est-ce Twitter, ou la qualité des débats généraux avec un certain type de population qui pose souci ?

    Bien le bisou !

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    • 10 janvier 2017 à 13 h 33 min
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      C’est exactement ça. Aujourd’hui, tu ne peux absolument RIEN dire ( « c la veriter » — private joke, désolé aux autres lecteurs) sans que la rage disproportionnée d’une communauté te tombe sur le coin du groin.

      Il faut être capable de supporter ça au quotidien (d’autant plus que venant de communautés qui se disent opprimées/harcelées), c’est difficile.

      Il est encore tôt pour parler d’un effet à long terme, mais au final, moi qui pensais manquer Twitter, devoir lutter pour ne pas réinstaller Twidere, m’ennuyer… Je redécouvre une forme d’apaisement (et c’est seulement le début !), l’envie d’écrire, de lire, de bidouiller… Bonheur, quoi. Je t’encourage à sauter le pas !

      Mais en effet ça n’évitera pas tous les « bien-pensants » experts en empapaoutage, qui rôdent au détour des rues, forums (peut-être un #HelloOF un jour ? :mrgreen: )… mais restent néanmoins plus faciles à éviter, ignorer…

      M’enfin on en a parlé, au final on peut se retrouver avec les mêmes débats tendus autour d’une table un 31 décembre ! Une Twitterisation des débats ? 😀

      Réponse
  • 10 janvier 2017 à 9 h 58 min
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    Salut à toi,

    J’vais commenter tes questions points par points, si tu le permets 😀

    1*/  » – oui la grève, ça fait chier, mais c’est le but : c’est pas en demandant avec des papillons dans les yeux qu’on va filer ce qu’on veut vous demander. Après, il faut l’utiliser comme ultimatum, pas à tout bout de champs (c’est comme la bombe atomique !)  »

    Woh. Comparaison avec une bombe atomique… Vraiment bien joué! Le petit problème, que c’est gréviste diplômé n’ont pas l’air d’avoir compris, c’est que ce qu’il bloque, c’est les gens qui galère a ramené de l’argent dans leurs foyer, et veulent simplement aller bosser.
    Le grèviste sont tellement diplômé/sur-payé qu’ils comprennent même pas ça …

    2*/ « – je suis le premier à critiquer nuit debout, et le côté n’importe quoi que ça a donné. Mais ça eu un avantage, ça fait réfléchir une partie de la population qui n’était pas politisé, et qui a un peu réfléchi que le politique, c’est pas seulement des gens en costard à la TV. Et ça donné un espace d’expression post-attentat et état d’urgence, une forme de thérapie de groupe en somme. Une petite récré ; »

    Ok. Alors: La politique, c’est quoi ? 2h, calculatrice autorisée.

    3*/  » – je suis pas chaud de dire qu’une élite à droit d’ouvrir sa gueule et les autres se taisent. Par contre, on a le droit de dire que ce qu’ils disent c’est de la merde et qu‘il faut prendre la porte (cf un XKCD sur la liberté d’expression). Nombre de personnes à la TV débite les mêmes conneries que des gens sur Internet ;  »

    Mais ce ‘on’ qui hurle pour dire que cette élite à tord, se croient encore supérieur à ce dit élite … Et il ne faut même pas essayer de les contredire ! Donc bon, créons un hashtag #LibertéDExpressionQuandTuVeux ? Moi j’suis partant!

    Pour expliciter ce que je veux dire, c’est que le soucis n’est pas l’avis de l’un ou de l’autre. Le soucis c’est que chacun crois avoir le savoir, et est sur à 100% de ce qu’il affirme. Tu ne peux pas avoir d’échange sain.
    Quand tu exposes ton avis auprès des féministes, tu as tords parce que tu es un mec. C’est pas un peu ironique, quand on cherche l’égalité ?

    En fait, c’est comme le moment dans une soirée, ou tout le monde à un coup dans la gueule, et se met a parler politique.
    Sauf que c’est à jeun, chez Twitter.

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    • 11 janvier 2017 à 18 h 33 min
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      1*/ le gréviste surdiplomé et surpayé ? Je t’invite à voir les grilles de salaire en tant qu’ouvrier. C’est pas les CSP+ qui se mettent en grève. Après, je suis d’accord que ça fait chier, je prends pas la défense des grévistes, e rappelle juste son historique/rôle. On peut être pour, on peut être contre, mais autant définir l’objet et son but.

      2/ étymologiquement, s’occuper de la vie de la cité. Comment la société s’organise si tu préfère. En tant que membre de cette société, tu peux te sentir impliquer, c’est un minimum, ça change de la réaction du gars qui veut tout sans bouger son cul (l’assisté qui attends tout qui tombe d’en haut);

      3/ après faut être un minimum intelligent et dans un débat écouter l’autre sans le bouffer. Ecouter ses arguments, les réfuter… Mais bon, que ça soit à la TV ou sur Internet, il semble ne plus avoir de débats intelligents, ça fini en attaque ad hominem et en mauvaise foi… Si personne ne sait se remettre en question personne avance. Après, oui, y’a des gens bornés. Mais faut laisser aboyer les chiens, et discuter avec les gens un minimum intelligent pour savoir se remettre en question.

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  • 11 janvier 2017 à 19 h 27 min
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    Tout simplement 🙂 … Rien à rajouter à cet article, du bon sens total.
    Bon courage !

    Réponse
  • 8 février 2017 à 23 h 26 min
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    eh ben dis donc, maxou, t’as perdu une bonne occasion de pas raconter de la merde, pardon, de t’autocensurer…

    Réponse
    • 9 février 2017 à 23 h 56 min
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      Aaah, enfin un commentaire utile et constructif, on sent le lecteur qui a compris que c’était un avis purement personnel (et donc qui n’engage que moi), et que je suis totalement ouvert pour échanger sur le sujet (je n’aurais pas pris la peine d’écrire l’article sinon). Là, on frôle l’attaque personnelle, zéro argumentation, un pseudo lambda, une adresse GMail (LEL) et tout ça planqué derrière un nœud de sortie TOR. Juste pour « ça ». Le summum de la fragilité, en somme. Ça ne me conforte pas du tout dans ma position, ouf ! 😉

      Open-Freax est un blog personnel, espace d’expression partagé certes mais avant tout *mon* espace d’expression, que ce que j’exprime te soit utile ou pas, te plaise ou non. À dire vrai, je m’en fiche un peu : ça sera bénéfique à d’autres. En tous les cas, pas d’autocensure ici. « Raconter de la merde », c’est ton interprétation, et en me basant uniquement sur cet argument qui pèse tellement dans le game (j’m’adapte tavu), la seule chose contextuellement adaptée me paraît être un petit « BLC ».
      (Tu auras sans doute remarqué que les commentaires précédents, étayés et tout, ne tiennent pas dans un tweet, *eux*.)

      Bref, « Jojo », si c’est pour ne rien dire de plus que ça, tu pouvais t’économiser les 15 secondes que tu as passées à écrire ton commentaire (pas à lire l’article, on apprend toujours des autres même sans être d’accord avec eux, c’est comme ça qu’on construit ses idées/opinions et qu’on évolue) et passer ton chemin.
      Par contre, si tu veux dialoguer de façon un tant soit peu civilisée, je reste dispo, même si au fond je ne pense pas que ça en vaille la peine après ce premier contact (c’est peut-être un tort mais je me base beaucoup sur la première impression).

      Dernière petite chose : à moins qu’on ne soit sacrément plus proche que je ne le pense, « maxou », ça va pas l’faire du tout. « Maxime » ce sera déjà bien, un minimum de respect même sur le net, que diable 🙂

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  • 29 août 2017 à 17 h 49 min
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    Il y a quelque chose que je ne comprends pas bien. D’un côté, tu dis « je quitte Twitter », mais de l’autre, la grosse partie de ton article (du moins, je l’ai perçu comme ça) critique davantage les gens que le réseau en lui-même. Peut-être est-ce simplement lié au fait que tu passes trop de temps sur des anecdotes hors du réseau (grévistes à la gare, strapontin), peut-être est-ce simplement dû au fait que j’ai moi-même un point de vue assez négatif de Twitter pour sa centralisation et sa limite de caractères (les deux plaidant pour Mastodon, du coup), ce qui fait que du coup, je n’ai pas relevé les passages qui critiquent la plateforme en elle-même, et le fait que les causes directes des comportements que tu dénonces soient dûes à Twitter… surtout que les règles de Twitter n’ont pas tant changé entre la période que tu chéris et la période que tu trouves malsaine. Après, je suis OK si tu veux juste cracher ton mécontentement sur un truc arbitraire, mais faut le dire, quoi.

    Autre chose, mais c’est un point assez mineur dans ton article, on ne suit pas des gens pour des points précis où ils sont experts, les réseaux sociaux ne marchent pas comme ça. Quand on suit une personne sur ce genre de réseaux, on doit s’attendre à prendre le bon et le mauvais. Si cette chose précise est ce que tu souhaites, les forums et autres « aggrégateurs spécialisés » (je n’ai pas le terme exact), qui pompe les informations de certains blogs sur certains sujets, sont des endroits bien plus appropriés pour cela. Le réseau social définit la base des relations entre les individus, et sur Twitter, on parle de « suivre un utilisateur », non pas « suivre un sujet » ou « suivre ce sujet parmi les publications de l’utilisateur »…

    Enfin, je vais peut-être trop loin, mais il y a des chances que ton point de vue soit dangereux parce qu’il s’auto-confirme. Si les fameuses personnes que tu dénonces viennent te dire que tu as tort, cela confirme tes dires. Si elles ne se manifestent plus parce que tu as quitté le réseau, cela les confirme tout autant. J’ai du mal à trouver quelque chose qui pourrait infirmer ce point de vue… ou alors je ne l’examine pas du bon point de vue ? (question sincère)

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