NuitDebout, féminisme, experts… Pourquoi j’ai fermé mon compte Twitter

(Environ 18 min de lecture)

14 février 2010. C’est le jour où j’ai tweeté la première fois. Je m’en souviens un peu : j’étais étudiant, et ce tweet marquait le début de mes vacances du moment. Je voulais profiter du temps libre des vacances pour me familiariser avec ce nouvel outil que je trouvais génial : Twitter.

Presque 7 ans et un peu plus de 15 600 tweets plus tard, j’ai pris la décision abrupte de clôturer ce compte. Retour sur une dernière année twitteresque particulière.

 

Sincèrement, Twitter est un réseau génial. Il m’a permis d’échanger avec des gens calés dans leur domaine, d’apprendre de ces échanges, de progresser. J’ai réussi au fil du temps à me constituer une « bulle » au sein de laquelle cohabitaient virtuellement et sans le savoir quelques centaines de comptes liés à des thématiques qui m’intéressaient particulièrement : Linux, Android, CyanogenMod, infosec, informatique et libertés, logiciels libres, environnement, énergie… et j’en passe. Je disposais ainsi d’un fil d’actualité vivant, dédié à mes centres d’intérêt et passions.

 

Dernièrement, tout ça a changé.

 

Du moins, pas ma liste d’abonnés. Mais les contenus échangés.

 

 

De la BFMisation de ma timeline

Est-ce un reflet de la société qui aurait évolué ? Un biais introduit par le « prisme » que représentent nos écrans, claviers et autres ordiphones ? Impossible de l’affirmer, mais le résultat est là.

 

Pour la faire courte : les informaticiens sont devenus féministes, les végétariens se sont mués en trolls agressifs, et les défenseurs du Logiciel Libre ont subitement revendiqué des positions politiques très affirmées, comme s’ils détenaient une connaissance exhaustive du système français, voire venaient de décrocher en masse un doctorat en géopolitique mondiale. J’en oublie presque les arriérés de la Manif pour tous, et les « nouveaux journalistes » qui me font tant halluciner.

Plusieurs soucis se posent dès lors :

  • je ne me suis pas abonné à ces personnes pour ça. À part parasiter ma timeline avec des sujets dont je me contrefous (au minimum), l’utilité m’était nulle
  • 140 caractères pour débattre d’un quelconque sujet, c’est peu. Du coup, les tweets se font brefs, concis, et l’agressivité/l’insulte vient plus rapidement
  • si je me désabonne de ces personnes pourtant intéressantes sur un sujet donné, je perds de l’information de qualité
  • si je ne me désabonne pas, je vais passer moitié de ma journée à m’agacer sur des sujets pour lesquels mes abonnés et moi sommes visiblement en désaccord, ou du moins continuer à me sentir oppressé par l’omniprésence de sujets dont je n’ai clairement rien à carrer

 

Exemple pratique : #NuitDebout. Au-delà de mon avis sur le sujet, qui n’a rien à voir au final avec l’objet de cet article, c’est l’attitude de mes abonnés qui pose souci. Je me suis retrouvé du jour au lendemain avec 95% de tweets montrant au choix : un tas de monde dans les rues de Paris, des CRS comme s’ils étaient une armée de stormtroopers mal lunés, des casseurs, des insultes destinées à nos élus, et un tas de guignols en tailleur place de la République appelant à ne plus dormir. Des grévistes à la pelle. Moitié des cheminots parisiens sur les voies que j’emprunte quotidiennement, lesquels cheminots n’ont évidemment pas été incommodés par le trafic, qu’ils paralysaient par la même occasion.

J’ai essayé de discuter à maintes reprises, de faire entendre mon point de vue, en particulier sur le fait que les grèves avaient pour seul effet d’emmerder les gens qui, par choix ou par nécessité, devaient se rendre au travail. Dans mon cas, c’était 1h45 de train « quand tout va bien », assortie d’environ 30min de métro/RER. Je ne compte plus les fois où je suis arrivé en retard le matin parce que j’ai dû prendre non pas le train suivant mais celui de 2h30 après, je ne compte plus les jours où j’ai dû faire du « télétravail » faute de train, je ne compte plus les voyages de retour dans un train blindé par l’équivalent de 3 trains Intercité normaux, debout sur une plate-forme ou assis dans un porte-bagage, le tout par 45°C parce que ne pas allumer la clim’ fait aussi partie du mouvement de grève. Ça met clairement de mauvais poil, alors voir une bande de grands gamins affirmer que la solution réside dans la « (g)rève général(e) », pardon, mais ça méritait clairement une paire de claques. D’ailleurs ça a fini par arriver, un jour pas fait comme un autre, quand un abruti en gilet jaune CGT m’a expliqué que non, pour le bien de la population, je ne pourrai pas accéder à la station de RER que j’espérais naïvement emprunter, parce que si j’allais travailler on ne les écouterait pas. Ce monsieur n’avait visiblement pas plus lu le texte de loi que les autres syndiqués présents, idem pour les lycéens. Ils répétaient ce qu’ils entendaient, sans autre forme de réflexion. Il a donc fallu que je lui remette les idées en place sous l’œil amusé des 3-4 CRS présents derrière les tourniquets, simplement pour pouvoir rejoindre Paris Est en croisant les doigts pour qu’un conducteur de locomotive et un contrôleur aient eu la bonne idée de se pointer en même temps pour le même train.

Je m’égare. Le truc, c’est qu’aux soucis du quotidien que je décris s’ajoutaient à ce moment-là une omniprésence de ces « nuitdeboutistes » sur Twitter, dans les médias classiques, à la télévision… Et c’est parti en « convergence des luttes », les anti NDDL s’en sont mêlés, le gouvernement et les forces de l’ordre n’étaient plus bon à rien, bref : sur Twitter comme dans la rue, ces partisans de la leur liberté avaient répandu une haine qu’on avait pas vue depuis longtemps.

 

 

Nouveauté : ces manifestations contre la #LoiTravail étaient couverts par une nouvelle forme de journalisme. Deux, en fait. La première, c’est évidemment le fait que tout le monde dégainait son smartphone pour filmer le moindre CRS qui passait onduler de l’orteil. Ces images ont inondé les réseaux sociaux. La deuxième, c’est l’émergence de pseudo-journalistes à l’éthique douteuse, dont personne n’avait entendu parler sauf de rares initiés. On parle ici du journalisme qui arrive couvrir un événement avec un parti pris clairement revendiqué, du journalisme expert de la garde à vue, du journalisme assez stupide pour poster une photo du talkie-walkie qu’il a volé à un CRS sur Instagram, du journalisme qui s’étonne qu’on lui refuse l’accès à une zone sensible et qui, malgré ce refus, part du principe que pour « faire son travail » il va braver cet interdit, puis s’étonner derechef quand il finit sur le banc des accusés, et reste capable de contester la décision de justice derrière. « Rires. »

 

J’ai donc fini par me mettre des œillères virtuelles : demander à Twitter de masquer tous les tweets contenant un ensemble de mots-clés ou de hashtags liés à cette actualité. Le répit fut de courte durée, cela dit.

 

L’auto-censure, signal d’alerte tardif

On ne peut pas être d’accord avec tout le monde, c’est une réalité à laquelle on ne peut se soustraire. Il m’est arrivé de tweeter sur des sujets « tendance », pour échanger des avis sur tel ou tel aspect, ou simplement en réaction à une actualité.

Eh bien, ce n’est pas si simple. Que ce soit par un hashtag, par un retweet « malencontreux »… toute prise de position sur Twitter arrive à quelqu’un que tu ne connais pas, qui se définit généralement comme « activiste » et/ou « expert » dans un domaine précis : vegan, féministe, communiste, trans, peu importe au final. Et les réactions sont décevantes. On est tout de suite dans l’agressivité, dans le mépris, dans le RT assorti d’un commentaire cinglant, voire dans l’insulte. Quand on essaie de parler posément avec les gens, qu’on soit en désaccord ou non, la violence, c’est pas une solution. Preuve encore hier, quand mentionnant un aspect de la loi « Informatique et Libertés » modifié par le futur RGPD, j’ai eu dans la minute un RT avec un « Quand tu sèches tes cours de droit », et une réaction à ce RT concernant le fait que Troyes (ma ville d’origine) serait l’explication à ma supposée bêtise. Clair que venant de 2 « community managers », ça se pose là dans le genre « absence totale de crédibilité ». M’enfin voilà, le parisien hype connecté se sent toujours tellement supérieur à la « province » que je finirais presque par lancer un hashtag.

 

On entre alors dans un univers malsain, extrêmement manichéen, où tout individu qui se définit comme partie d’un mouvement incarne la perfection automatiquement, et attend du reste de la population de Twitter d’en faire de même. Tout ce qui est différent ou « pas assez bien » est de fait méprisable. Mais ce mépris, on ne le garde pas pour soi, en ignorant simplement la personne. On l’exprime. Haut et fort. De façon virulente. De préférence en agressant directement la personne, et si on fait un complexe d’infériorité, en partageant le tweet incriminé à sa propre timeline, avec un commentaire qui précise combien la cible est en dessous de tout.

Le truc, c’est que « IRL », on peut se barrer, on peut ne pas écouter, on peut finir par lâcher un « non mais là franchement, ferme-la, tu vas m’agacer ». Et comme on discute généralement avec des gens qu’on connaît un peu, avec un minimum de respect mutuel, ça s’arrête là.
Mais sur les réseaux sociaux, il en va autrement, en particulier parce que les personnes avec qui ce genre d’échange a lieu vous sont parfaitement inconnues. Si vous demandez à ce qu’elle arrête, vous aurez juste droit à un « tu n’as plus d’argument ? », « j’t’ai mis en PLS », et j’en passe.

 

La solution ? Après le masquage de mots-clé, l’auto-censure. Choisir soi-même de ne pas s’exprimer sur certains sujets, pour éviter les agressions. Parce que ces échanges houleux laissent des traces, et qu’en plus, ça peut rapidement nuire à une réputation.

 

Une citation de Umberto Eco résume extrêmement bien la situation :

Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel.

Et ils l’utilisent, ça, c’est certain. Des « imbéciles » donc qui en cherchant l’équilibre dans un contexte qui leur paraissait favoriser une partie de la population plutôt qu’une autre, selon un critère choisi, ont fini par basculer dans un déséquilibre inversé.

 

Le féminisme, exemple d’une cause noble qui tourne mal

J’aurais pu choisir une toute autre cause hein, des logiciels libres (un libriste sur Github ?!) aux véganes enragés (végétarien c’est pas assez et la bouffe industrielle végane c’est pour les faibles) en passant par les ZADistes (on a voulu un référendum qu’on a eu mais le résultat nous plait pas alors blc). Seulement, ce sujet me touche un peu plus parce que plus présent en ce moment et déchaînant bien plus les passions.

 

Le féminisme, donc. Pour moi (et pour ma compagne, féministe endurcie depuis des années), il vise à défendre l’égalité homme-femme. C’est vrai : pas de raison valable pour expliquer les écarts de salaires, pas de raison de penser la femme inférieure à l’homme, etc. En ce sens, je suis féministe.
Mais le féminisme sur Twitter, c’est pas la même chose. Là, on veut au minimum sortir d’une « société patriarcale », du « cyberharcèlement », du harcèlement IRL… mais en mode « exagération ». Tapez pas tout de suite, j’explicite un peu.

Le harcèlement d’une femme, en 2017, c’est simplement lui adresser la parole. Vous dites « Bonjour » à une demoiselle, vous lui imposez donc votre parole, et pas par politesse ni gentillesse hein, uniquement parce que vous êtes un « bitard » qui cherche un rapport sexuel, vu que vous voyez la femme comme un objet. Et moi, je n’exagère pas. Cherchez sur Twiter, sur FB. Et dans mon cas, cela m’est même arrivé dans le métro : je me suis levé pour laisser mon strapontin à une femme enceinte. Que n’avais-je fait là ? J’ai passé les 10 minutes suivantes à regretter ma galanterie, gentillesse, appelez-ça comme vous voulez. Instantanément, je me suis retrouvé rangé dans la catégorie des « mâles blancs cis hétéros transphobes grossophobes », j’étais moins que rien, je ne pensais qu’avec mes organes génitaux, je lui laissais ma place parce que j’avais envie d’elle… J’ai plus ou moins oublié la suite, mais je vous assure que je suis resté sans voix devant un déferlement de haine aussi soudain. Pour une place sur un strapontin, hein.

Madame, si tu tombes sur cet article et que tu te reconnais, explique-moi ce que j’avais fait pour mériter ta ire, que je puisse dorénavant dormir en paix. J’espère que depuis ce jour, tu as repris tes cachets et surmonté tes soucis hormonaux. Ou que des neurones sont apparus, c’est selon.

Bon. L’attitude de certains hommes pose problème, on est d’accord. Mais paye ta généralisation moisie :

  • la langue est sexiste. « Le masculin l’emporte », et les mots ont un genre. Que fait Bernard Pivot.
  • une phrase écrite est soumise à des règles d’accord en genre et en nombre. EN GENRE. Idée : si on rendait tout texte illisible en développant un concept qu’on appellera « écriture inclusive » ? En mettant des signes de ponctuation absents du clavier standard ?
  • l’histoire est sexiste, j’en veux pour preuve le nouveau cheval de bataille de l’activiste féministe moyen : et si on appliquait la déchéance de nationalité à Jean de la Fontaine, puisqu’il « apprivoise » les femmes comme des animaux, d’après le dictionnaire Le Robert qui a eu le malheur de penser que l’histoire de la langue valait la peine d’être explicité ?
  • une bande de guignols du forum JeuxVideo.com qui trollent H24 sur tous les sujets, c’est un motif pour faire fermer un forum complet. OK certains messages n’ont pas leur place sur le forum, mais dans ce cas vous le signalez aux modérateurs, au pire à PHAROS. Pour le reste, j’y reviens plus bas.
  • les poches. LES POCHES, quoi. Partir du principe qu’un pantalon féminin a moins de poches parce qu’elles ont un sac à main, c’est un coup à finir dans le couloir de la mort. Aux fabricants de vêtements : mettez des poches sur les robes et les slims, comme ça on aura la paix. Elles seront trop petites, elles pourront pas y glisser un iPhone 7 Plus avec coque Hello Kitty dessus parce que le slim T.36 avec une poche, vous y glissez pas un ticket de métro, donc ça ira pas, mais montrez qu’on les entend, quoi.

 

Le truc, aussi bête que vous paraisse la liste non exhaustive qui précède, c’est que du coup l’image renvoyée du féminisme est à chier. Alors que le féminisme, le vrai, c’est pas ça, et ça mérite d’être soutenu. Une partie des activistes revendiquées nuit gravement à la cause, parce qu’à cause de cette minorité, tout ce qui cause « féminisme » commence à déclencher une sirène « BULLSHIT » alors que ça ne devrait pas…

Encore une fois, le féminisme est ici uniquement un support pour véhiculer mon message. Vous pouvez (devez) transposer ça à tout le reste, y compris le fait assez récent que tout français est devenu subitement expert en politique, en droit, en informatique (coucou les abruti.e.s qui m’ont bloqué ce week-end parce que j’expliquais des points de droit ou technique sur #HelloJVC)

 

Des problèmes ? Twitter a la solution.

C’est bien connu, ensemble, on est plus fort face à l’adversité. Vous avez été harcelé.e, vous vous sentez oppressé.e, vous ragez après un truc… Et voulez le soutien d’une communauté Twitter. En fait, c’est ultra simple.

  1. lancez un hashtag. C’est le minimum à faire pour passer de « spectateur » à « acteur », et ça fera réellement bouger le monde entier. C’est connu, la pression des tweets en masse fait reculer les dictateurs, les états, déplace les montagnes et change la Villageoise en grand cru.
  2. ameutez la presse. Généralement, c’est LundiMatin, le nouvel ordre mondial, Taranis news, français de souche et madmoizelle, éventuellement BFM/LCI pour un soutien national. Une vraie bonne pub.
  3. lancez une pétition sur Change.org, histoire de ficher vos signataires et de permettre à l’organisme de constituer des listes thématiques à vendre. Adressez votre pétition à 2-3 ministres, faut que ça soit visible. Là aussi, qui ne reculerait pas devant une pétition de 250 000 signatures électroniques dont la moitié est falsifiée ?
  4. Ouvrez une cagnotte Leetchi ou LePotCommun. Vous pourrez indemniser le tas de grévistes qui vous ont suivi, faire soigner la patte de votre chat (et partir en vacances avec le reliquat, bien sûr), acheter des fûts de bière pour tenir la nuit sans dormir à blablater assis sur une place de grande ville, bref, la liste est longue, il suffit d’aller sur ces sites pour s’en convaincre.
  5. achievment unlocked, vous êtes maintenant au Panthéon de Twitter. Vous pesez dans le game, <insérez une cause> RPZ, le reste du monde c’est de l’eau. On se croirait dans « a scause for applause » et ça me file la gerbe.

 

Du coup, j’en arrive à me demander si la société a réellement évolué dans son ensemble vers un modèle où règnent la violence, le jugement hâtif et une forte capacité à être imbu de sa personne, si je suis moi-même devenu imperméable au radicalisme militant (prenez d’ailleurs le temps de lire cet excellent papier de Benjamin Bayart sur l’amilitansitme), où si (je l’espère) une minorité décérébrée fait plus de remue-ménage que le commun des mortels, plus modéré et posé, qui finit par remplacer petit à petit le popcorn des débats par un profond dégoût de ce qui m’est imposé au travers d’autres.

D’où cet article, et la suspension de mon compte dès… maintenant.

 

On en vient à ne plus lire ce qui défile sur nos TL, à ne plus répondre de peur de s’exposer à des agressions écrites, à supprimer des tweets qui créent un début de « polémique » (ça reste du Twitter hein) pour éviter le feu de paille virtuel. On en vient à détester les militants, en partant du principe (erroné) qu’ils sont aussi intégristes que ceux à qui on a eu affaire précédemment, or ce n’est heureusement pas toujours le cas. Ces « intégristes », je ne sais pas s’ils se multiplient, si l’accès aux réseaux sociaux de personnes peut-être plus influençables que d’autres fait qu’ils parlent là où on ne les entendait pas auparavant, en allant très loin dans leurs idées, ou si ces militants s’emmerdent tellement au quotidien que se lancer à 800% dans une cause, dépassant largement les revendications des associations reconnues et considérant leur problème souvent secondaire comme la priorité numéro 1 que l’ONU devrait traiter. J’attends donc que les Nations Unies retoquent le Robert avec une impatience non dissimulée.

Voyons le côté positif : plus de Twitter, c’est moins de données personnelles qui s’envolent, plus de temps pour faire autre chose, moins de tweets anxiogènes, moins d’agacement au quotidien, éberlué devant tant d’inepties. Je vais ptêt même pouvoir retrouver du temps pour alimenter ce blog, qui sait ? 😛

 

 

Merci à toutes et tous ceux avec qui j’ai partagé ces 7 ans, ceux qui m’ont apporté de la connaissance, tout ça a bien plus de valeur malgré tout que quelques rageux. Dommage que certains aient la double casquette, ou partagent ce type de contenu. J’en ai marre de passer ma vie à adapter mes filtres, je pense que vous comprendrez <3